Protéger l'environnement et le climat

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Rédacteurs initiaux: Martine Ouellet (Plan Climat Québec 2030) et Gilbert Paquette"

Contexte international et canadien

Pour la première fois dans l’Histoire, tous les citoyens du monde font face à un même problème, perturbant tous les écosystèmes et toutes les populations : le réchauffement planétaire. Le consensus scientifique est sans équivoque sur la nature de ce phénomène: l’activité humaine est à l’origine du réchauffement climatique et l’utilisation des hydrocarbures au premier chef. Pourtant, sur le plan international, le Canada fait figure de cancre environnemental par ses politiques industrielles favorisant le pétrole bitumineux et l’industrie automobile, poursuivant des objectifs diamétralement opposés aux besoins du Québec, mais pour lesquels il utilise une partie des impôts des québécois et ses pouvoir d’intervention dans l’économie, les transport et l’environnement.

Au contraire, le Québec est mûr pour une deuxième Révolution tranquille, verte cette fois-ci. Le Québec est riche de ses ressources énergétiques renouvelables, mais aussi de son expertise et de son savoir-faire. Nous possédons tous ce qu’il faut pour prendre une place importante sur la scène internationale et devenir un des chefs de file de la révolution énergétique mondiale. Le Québec, grâce à son électricité et à ses énergies renouvelables, est bien placé pour viser dès maintenant l’après-pétrole, construire son indépendance énergétique et assurer la protection de son environnement. L’hydroélectricité avec bassins de rétention et l’hydroélectricité au fil de l’eau sont les meilleures sources d’énergie, avec l’éolien. Elles émettent 90 fois moins de gaz à effet de serre (GES) que le charbon ou le mazout, 40 fois moins que le gaz naturel conventionnel et même 4 fois moins que l’énergie solaire photovoltaïque.

Rapatriement de nos compétences

Le Québec, grâce à son électricité et à ses énergies renouvelables, est bien placé pour faire face à l’après-pétrole, construire son indépendance énergétique et assurer la protection de son environnement. Le Québec, même en tant que province, a commencé à faire des pas dans cette direction, mais l'indépendance du Québec permettra de récupérer de l’État canadien nos 50 milliards par année d’impôts pour accroître considérablement notre capacité d’investissement dans le développement durable, en fonction de la structure économique du Québec. Combinés à la récupération de nos compétences en matière d’énergie, d’environnement, de développement industriel et de transport, des investissements massifs permettront au Québec de développer une économie verte du XXIe siècle à l’instar des sociétés les plus avancées du monde. 

Le climat et l'environnement dans le Québec pays

Un ambitieux projet de protection du climat et de l’environnement, combiné à un développement économique intelligent, comportera notamment les orientations suivantes:

Indépendance énergétique et protection du climat

1. Adhérer sans réserve aux ententes internationales et mobiliser tous les moyens du Québec indépendant nécessaires à la protection du climat et de l’environnement.

2. Définir une politique vigoureuse de réduction des émissions de gaz à effet de serre, prioritairement dans les domaines du transport et du développement industriel, visant à diminuer de 40% de nos émissions de GES d’ici 2030 par rapport au niveau de 1990 en investissement un minimum de 15 milliards de dollars d’ici 2030 et créant 350 000 emplois. (Plan Climat Québec 2030)

3. Mettre en œuvre un plan intégré de transition pour que le Québec sorte totalement de sa dépendance au pétrole d’ici 2050, en intégrant un ambitieux programme d’économie d’énergie, un vaste programme d’électrification des transports, ainsi que l’augmentation rapide de la part des énergies renouvelables dans le bilan énergétique du Québec, jusqu'à ce que l'électricité et les énergies renouvelables couvrent l’ensemble des besoins énergétiques du Québec .

4. Dans l’inévitable période de transition, grâce au responsabilités nouvelles du Québec indépendant en matière de transport, assurer un contrôle rigoureux du transport des produits pétroliers par oléoduc ou transport maritime ou ferroviaire, en autant qu’ils servent au besoins du Québec, et bloquer tout nouveau projet de transport du pétrole bitumineux par oléoduc sur son territoire (tels Énergie Est).

5. Refuser que le territoire québécois soit utilisé pour l’extraction par fractionnement du pétrole de schiste, dans la vallée du St-Laurent, sur l’ile d’Anticosti ou ailleurs ; éliminer notamment la section sur les hydrocarbures du projet le loi 106 adopté en décembre 2016.

Électrification des transports

(Plan Climat Québec 2030)

6. Utiliser tous les moyens d’un État indépendant pour réaliser un vaste programme d’investissement de 8 milliards de dollars d’ici 2030, créant plus de 130 000 emplois nouveaux dans l’électrification des transports, principal secteur d’utilisation du pétrole.

7. Investir dans le transport collectif pour convertir à l’électricité d’ici 2030, 8000 autobus scolaires et 3 000 autobus municipaux, permettant une diminution des GES de 0,6 million de TéqCO2.

8. Atteindre un objectif de 200 000 voitures personnelles électrique pour 2022 et de 1 million pour 2030 par divers moyens : une loi Zéro émission (à l’instar de dix États américain) pour assurer une transformation de l’offre de véhicules par les fabricants ; le financement de rabais pour l’achat de voitures électriques et pour l’installation de bornes électriques ; des mesures incitatives, comme des voies réservées ou des péages gratuits, ou déincitatives à l’égard des émission des moteurs à combustion.

9. Électrifier 150 000 des 330 000 camions légers en circulation au Québec, en visant particulièrement les propriétaires de flotte de camions légers, engendrant ainsi une réduction de GES d’un million de TéqCO2, générant des emplois chez les fabricants de camions et chez les manufacturiers de moteurs électriques et de batteries.

10. Pousser de l’avant des projets porteurs comme la mise en place d’un monorail électrique à grande vitesse (MGV) entre Montréal et Québec, ou les projets d’entreprises québécoise dans le domaine des taxis électriques, des véhicules hors-routes et des motos électriques.

Modernisation du secteur manufacturier et du parc immobilier

11. Investir 4,5 milliards de dollars d’ici 2030 dans le plan « Climat Québec 2030 » pour réduire drastiquement la consommation d’énergies fossiles dans les procédés industriels et accroître l’utilisation des énergies renouvelables en augmentant ainsi la productivité et la compétitivité des entreprises sur le marché mondial.

12. Tabler sur le savoir-faire du Québec dans la filière des batteries, des moteurs et de bornes électriques, ainsi que dans les communications intelligentes pour aider les usines à devenir éco responsables.

13. Adopter des objectifs concrets d’efficacité énergétique pour le verdissement du parc immobilier commercial et institutionnel, investir massivement pour augmenter l’efficacité énergétique et favoriser la conversion des bâtiments à l’électricité et aux autres énergies renouvelables comme la géothermie et l’énergie solaire.

14. Réaliser la conversition de tous les systèmes de chauffage au mazout des résidences d’ici 2030 par une accélération du programme « Chauffez vert » qui permet leur remplacement par des systèmes alimentés à l’électricité ou par d’autres énergies renouvelaples

Développement de l’offre québécoise de nouvelles énergies

15. Recréer Hydro-Québec international, stimuler les exportations d’électricité et réinvestir les profits de l’exportation dans le développement de l’offre des nouvelles énergies renouvelables : éolienne, solaire, biomasse.

16. Assurer la fondation de « Hydro-Québec Éolien » à Gaspé pour gérer les futurs projets d’énergie éolienne et en assurer les retombées économiques au Québec

17. Valoriser la biomasse forestière en utilisant les résidus forestiers à l'échelle locale et le développement de la biométhanisation afin de créer des emplois dans les régions et nous aider à réduire l’usage des énergies fossiles.